Gare aux Gourous
Entrez dans la secte

Conférence / Spectacle sur le paranormal et les trucs utilisés par les sectes.

Gérard Majax fait la démonstration des pouvoirs des gourous dans un spectacle paranormal d'une heure riche en humour et en démystification.
Spectacle suivi d'un débat avec les spectateurs.

Vous verrez entre autres :
- La lévitation humaine
- Des matérialisations miraculeuses
- La décorporation astrale
- L'action sur la matière
- La chirurgie à mains nues
- La cicatrisation par le fenouil
- La voyance universelle
- La télépathie directe
- La création d'un fluide guérisseur

 

Défi au paranormal
Après 15 ans de test aux résultats nuls et trop de propositions fantaisistes, le défi au paranormal proposé par messieurs Broch, Majax et Théodor, avec 200 000 € à la clé, est désormais annulé.
Pour plus de détails, vous pouvez visiter le site de la Zététique.

 

 

Points de vue
A MOI LES POUVOIRS PSY

Est-ce que la vraie magie existe ?
Peut-on acquérir des pouvoirs paranormaux ?
Ce monde de l’occultisme est-il qualitativement différent de celui de l’illusionnisme ou des ponts les réunissant ont-ils permis à des « initiés » de posséder une puissance supérieure ?
Pour mieux vous faire comprendre mon point de vue sur ces questions troublantes, je dois d’abord vous exposer mon propre parcours en ce dédale de mystères.

A l’âge de douze ans, j’étais fasciné par les aventures de Mandrake et j’ai cru pendant quelques temps qu’un magicien pouvait faire apparaître ou disparaître n’importe quel objet, pouvait transmettre sa pensée à qui il voulait, hypnotiser n’importe quelle personne, monter en lévitation et réaliser bien d’autres prodiges.

A ma grande déception (par rapport au beau rêve que cela représentait), j’ai très vite réalisé que ce monde du mystère se divisait en deux parties. D’abord les trucages utilisés par les illusionnistes pour faire rêver à la vraie magie et ensuite la psychologie, étude qui tend vers une science capable d’expliquer les lois qui régissent les rapports humains et permettent, en particulier, de mieux tromper les spectateurs.

J’ai suivi des études à l’Ecole Normale d’Auteuil puis à l’Institut de psychologie de la Sorbonne. Je me suis vite rendu compte que tout ce que j’apprenais dans ce domaine ne me donnait pas envie de devenir un psychologue professionnel mais pouvait m’aider à mieux mettre en scène mes tours de magie.

Les quelques tours et livres de prestidigitation que j’avais pu acquérir n’auraient jamais pu me permettre de devenir magicien sans les conseils de professionnels avertis. Heureusement, il existait l’AFAP. Je passais à seize ans l’examen d’entrée avec succès et pu ainsi participer à des réunions passionnantes où intervenaient des manipulateurs comme Edernac et des mentalistes comme Barolet.
Mais, bien entendu, ce sont, mes deux années passées à effectuer le secrétariat magique du docteur Dhotel qui m’ont vraiment donné une orientation magique axée sur la manipulation d’objets courants et le rejet de tous abus de la crédulité populaire.

Pendant mes longues études à la Sorbonne, je gagnais ma vie par des numéros scéniques dans des restaurants spectacles comme la Main au Panier ou la Tête de l’art et des cabarets comme le Crazy Horse Saloon ou l’Alcazar de Jean-Marie Rivière.

Ma passion du spectacle grandissait et plus je fréquentais des artistes et moins j’entendais parler des escrocs du paranormal, qui, à l’époque ne bénéficiaient pas d’une promotion télévisée. Les illusionnistes rencontrés lors de congrès magiques ne m’ont jamais paru croire au paranormal même si la plupart d’entre eux utilisaient comme convention théâtrale des attitudes ou des termes issus du monde de l’occultisme. C’est tout le charme des affiches où apparaissent souvent des diables farceurs et des décors de théâtre où des temples égyptiens sont en bonne place.

Quelques illusionnistes ont néanmoins cédé à des dérives inquiétantes : ceux qui vendaient des horoscopes à l’entracte, les couples de télépathes qui consultaient en privé (le plus célèbre avait même loué une suite à l’hôtel Claridge pour recevoir ses clients) et les hypnotiseurs de scène qui proposaient des médailles miraculeuses ou des cassettes pour faciliter l’endormissement ou pour arrêter de fumer.

Ces comportements expliquent certainement le désintérêt pour notre art de la part des scientifiques, des enseignants et des hommes politiques. Cette équivoque par rapport à l’art et à l’escroquerie ont sans nulle doute dévalorisé cette catégorie d’artistes.

Même aujourd’hui, le discernement n’est pas facile quant à l’honnêteté de certains illusionnistes. Leurs cartes de visites ou leurs prospectus vantent leurs qualités de médium, de vrais télépathes ou d’hypnotiseurs reconnus par le monde médical. Est-ce que certains y croient ? Je ne le pense pas. Ces termes sont destinés à charmer les organisateurs de spectacle et ça marche ! Malheureusement ces artistes, parfois talentueux, n’évaluent pas le danger psychologique de leurs affirmations. Certains numéros ne permettent pas le double langage. Si après une démonstration de conduite les yeux bandés, un journaliste questionne le magicien, que lui répondre ? Si on parle d’un vrai pouvoir, c’est de l’escroquerie pouvant même inciter de jeunes cyclistes à s’y essayer et si on avoue que tout est truqué, ce numéro n’a plus d’intérêt. Faut-il pour cela le supprimer du répertoire ? Certainement pas mais seule une réponse humoristique peut désamorcer ce dilemme.

Les phénomènes paranormaux ont pris de l’ampleur par des démonstrations télévisées et grâce à la caution de scientifiques facilement mystifiés par les illusionnistes ayant mal tourné. Uri Geller en a tiré une gloire planétaire et le français Jean-Pierre Girard lui a emboîté le pas. Si un illusionniste compétent dans ce domaine est confronté à un Roi de la télékinésie, il est trop facile de le démystifier s’il intervient en amont de la démonstration. Confronté plusieurs fois à Uri Geller, je n’ai eu aucun mérite à démontrer ses tricheries car le truc était toujours simple mais ses détournements d’attention étaient remarquablement effectués.

La question essentielle demeure : un illusionniste doit-il démystifier un escroc du paranormal au risque de lui « casser » son travail. Moi, je le fais par esprit d’éducation. Les jeunes ont déjà bien d’autres raisons d’être déséquilibrés. Par ailleurs, il me semble important de valoriser l’Art Magique en le séparant de ces élucubrations paranormales. Bien entendu, je ne crois à aucun de ces phénomènes à la suite de nombreuses investigations dans le monde entier. Les articles de journaux m’ayant mandaté pour des enquêtes ou les livres que j’ai écrits font état de ces recherches. Heureusement, les grands professionnels de notre domaine n’hésitent pas à s’écarter de « la force obscure ». David Copperfield lui-même à toujours dit haut et fort qu’il ne croyait ni en l’astrologie ni dans les vrais pouvoirs psy.

Malgré cela, les illusionnistes qui se font passer pour détenteurs de pouvoirs paranormaux ou les sorciers et autres gourous qui utilisent des trucs de prestidigitation, ne réalisent pas combien d’adolescents vont voir des démonstrations de ces phénomènes et y croient au point d’acheter des livres d’occultisme, d’essayer les rituels ou processus proposés et finir parfois dans des sectes dangereuses ou dans des centres psychiatriques.

Vive l’humour au second degré de nos présentations théâtrales sur le mode du paranormal et à bas les escrocs qui veulent persuader le public ou leur clientèle privée que tout cela est vrai et qu’on peut acquérir ces pouvoirs, moyennant finance.

Il en va de l’honneur et de la gloire de notre art.

Gérard Majax

PS : J’ai demandé à deux artistes, spécialistes de ce thème, d’exposer leur point de vue : Dominique Webb et Gilles (de Gilles et Blaise).

 
 

Points de vue :
A MOI LES POUVOIRS PSY

Gérard Majax

Dominique WEBB

Gilles (de Gilles et Blaise)

 

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